À cette époque, lorsque l’on parlait des « solides roannaises », on ne donnait pas son avis sur la santé des habitantes de Roanne ! On évoquait la robustesse de ces barques, construites dans le port de Roanne, qui transportaient les marchandises sur la Loire. Les mariniers et les bateliers n’avaient pas disparu, les femmes filaient la laine sur le pas des portes, les gens s’émerveillaient devant l’arrivée de la fée Électricité… À travers plus de trois cent vingt cartes postales se déroule le fil du passé étonnant d’un arrondissement dont les richesses gagneraient à être toujours mieux connues.
Né en 1935, en côte roannaise, Robert Bouiller participe d’abord à des prospections minières dans le Massif central puis en Afrique. Revenu en métropole en 1964, il continue de travailler au B.R.G.M. (service géologique national), participant jusqu’en 1982 au levé de plusieurs cartes géologiques (Bourgogne, val d’Allier, val de Loire). Parallèlement, une fructueuse collaboration s’est établie avec Alice Taverne, créatrice du musée qui porte aujourd’hui son nom, à Ambierle. À sa disparition, en 1969, Robert Bouiller assura le maintien de l’œuvre… Durant les trente dernières années, il effectua des recherches dans l’ensemble du département de la Loire, sur l’habitat et les usages domestiques, les fêtes traditionnelles, le culte des saints, la littérature orale.